The Velvet Underground & Nico - The Velvet Underground & Nico

Le Groupe

Groupe underground par excellence, le Velvet est fondé en 1965 suite à la rencontre de Lou Reed et de John Cale. Rapidement après, Sterling Morrisson s'ajoute au groupe et la démente Moe Tucker se greffe sur cet ensemble. Le nom Velvet Underground est choisit grâce à un livre éponyme, les membres du groupes trouvant ce nom parfaitement approprié à leur situation... Le Souterrain de Velours... Effectivement, ca leur correspond bien. En apparence seulement.

En effet, en 1965, Warhol fait la rencontre du groupe dans un bar à New York. L'artiste, voulant trouver un groupe pouvant le représenter, tombe littéralement sous le charme du Velvet. Rapidement, A. Warhol devient le manager du groupe. 

Warhol ne tarde pas à apporter sa touche à l'ensemble : il offre au groupe un endroit pour répéter, la Factory, mais en contrepartie, Warhol ajoute au groupe Nico, une chanteuse allemande, presque aussi folle que les autres (on parle quand même de gens qui ont enregistré 2 heures d'effet Larsen, où qui se sont tatoués une croix gammée sur la tête par pure provocation... A vous de voir si c'est du génie. Pour moi, le choix a été vite fait).

Le Velvet & donc Nico répète à la Factory et joue des prestations complétement halussinantes, à l'image de Exploding. Plastic. Inevitable. Lors de ces "concerts", le groupe "joue" ses titres si la folie sonique engendrée correspond bien au terme concert. Mais ce n'est pas tout, derrière le groupe sont projetés des images à une vitesse ahurissante, entrainant des crises d'épilepsie dans le public. Mais ce n'est pas tout. Dans la salle, A. Warhol distribue en personne de la drogue (Heroin). Ces expériences psychadéliques se finissent donc dans le vomi (une danseuse du Velvet finira en effet noyée dans la cuvette de ses toilettes), le sang, le chaos, le bruit et la fureur.

En 1965, le premier album du Velvet sort dans les bacs, sobrement appellé The Velvet Underground & Nico. Mais c'est un flop total, l'album ne se vend pas. Qu'importe, le Velvet s'en fout et continue dans sa folie.

Une légende dit que seuls 30 000 exemplaires de cet album ont été vendu, mais que chaque acheteur a ensuite fondé un groupe.

Plus tard, Sterling Morrisson quitte le groupe et Andy Warhol cesse de manager le groupe à cause de différends avec Lou Reed. Deux autres alubms sortent : The Velvet Underground et White Light/White Heat. 

Le Velvet voit ensuite John Cale se barrer (encore et toujours Lou Reed). Pour le rempacer, ce dernier fait appel à Doug Yule, pure guitariste et à Steve Sesnick au management. Malheureusement pour le groupe, Sesnick finira par le briser suite au départ de Lou Reed. Sesnick remplacera Lou Reed par Mick (peut-être) Powell, sorte de quiche défoncée à l'herbe. Le Velvet n'a plus rien à voir avec le véritable Velvet, et disparait complétement pour moi, après le départ de King Lou Reed.

L'Album

L'album paraît au premier abord assez gentillet, pour ne pas citer un chinois de ma classe qui le qualifiera même de "musique de vieux". Mais bon, laissons les cons en paix. Il ne faut pas oublier que cet album est sorti en 1965. C'est un des premiers albums de tout les temps à inclure des dissoncances (Venus In Furs).

Mais c'est surtout les textes qui vont propulser le Velvet à la postérité. Ultraviolents pour l'époque et plus réalistes que les lyrics d'aujoud'hui (Booba et la Fouine si vous m'entendez... Vos pseudos paroles de rapper à la con ne sont ni violents ni provocateurs, juste débile). Il suffit d'ecouter Heroin pour s'en rendre compte. On avait encore jamais écouté un groupe parler de drogues dans un titre. Ce qui a été encore plus choquant à l'époque, c'est bien la façilité avec laquelle le Velvet s'exprime.

Dans certains autres titres, c'est la mélancolie ou la nostalgie qui triomphe, notamment dans All Tomorrow's PArties (titre préféré de A. Warhol), où c'est la voix de Nico qui reprend les paroles de Loulou, avec son accent allemant charmant et austère. Dans ce titre, on peut également se rendre compte de toute la tristesse qui impregne ce groupe... All Tomorrow's Parties possède une aura mystique. 

Le rythme est assez étrange sur cet album (voire quasiment absent), Moe Tucker doit jouer complétement défoncée...

De cet album, on retiendra aussi le côté psychadélique, angoissant, agonisant, halluciné, halletant par moment... On retiendra son avance sur son temps. On retiendra son influence sur les mouvements indépendants (voire alternatif), et c'est finalement tous les mouvements de musique, qui, sans s'en rendre compte, reprendront la grandeur de ce groupe inconnu.


Sans doute l'album le plus important de tous les temps.

"Pendant que les 4 autres tiraient leur tronche de futur légendes du Rock, Moe Tucker était au milieu à sourrire comme une débile".

 

Never Forgotten.