The Theory Of Everything - James Marsh

The Theory Of Everything

Dans l'imaginaire collectif, foutoir infect rempli par la crédulité, la créativité et par un savoir primitif, il y a certains personnages, lieux, héros, époques, événements propres à exalter l'ensemble de la société, l'ensemble de la collectivité. Ces symboles y sont représentés de manière non objective et non réelle et le savoir qu'on leur porte est limité. L'espace où s'assemblent la culture d'un pays ou d'un lieu à un savoir populaire, ce gouffre béant, est le terrain fertile pour la substitution proxénète de la connaissance. Ces savoirs primaires et populaires auraient tendance à susciter une fascination impie et profane et on ne peut plus juste.

Le biopic tout en contenant la substance de ce savoir primaire y ajoute une prise de parti et donc un point de vue choisi ainsi qu'une amplification du rocambolesque sentimental. Car il se constitue partie intégrante de l’intérêt que l'on porte à une conscience commune, il se nourrit de l’intérêt primitif du collectif pour faciliter son intérêt par rapport au récit.

Et il est important de reconnaître cela. Le biopic agit sur une curiosité certaine mais d'autant plus sur une résignation à observer la grandiloquence dans l'effacement et dans l'attente. Et c'est cela mon problème avec le biopic. Le narratif pour du savoir de m’intéresse pas. Car malheureusement biopic tutoie trop souvent simplification et banalisation. Et ce problème vient certes à égaliser la connaissance générale mais cela provoque aussi une stagnation générale de la connaissance. Ainsi et malheureusement, l'art de filmer le connu fragmente étrangement le conditionnel de la proposition artistique et c'est donc sans surprise que l'on constate que le biopic devient un remède général au manque d'idées et qu'il ne constitue qu'un écrin à classicisme et à simplification.

A cet exercice difficile, la théorie du tout s'en sort étrangement. Mélangeant théorisation synthétique et scénaristique sentimentale. On y assiste attentif, presque compulsif, attendri face à une philosophie bien-pensante. (Trop?)

Le titre est aussi évocateur de l’État d'esprit d'omnipotente qu'incarne ce genre de production. La série B du dimanche qui propose de vous inculquer les valeurs de la vérité et de la bonne morale. Le film paillard qui vous approche par élan et qui tente de provoquer en vous une « larmichette » sympathique. Voilà ce qu'est The theory of Everything. Un essai navrant sur la crédulité humaine, sur l'apprentissage presque bourrin qu'oppose la « hauteur » de la connaissance à la « bassesse » du connu. C'est de ce genre de prétention ostentatoire dont devrait se passer le biopic populaire.

De l'art de la simplification à son étrange histoire, The Theory of Everything massacre une idée. Sa volonté trop servile d'offrir une version « lite » d'une idéologie géniale frôle le comique. Cette grossière imposition de l'esprit par l'esprit, qui s’enveloppe de falsification pour le bien commun, exalte une culture moribonde. L'odeur nauséabonde d'un classicisme perpétuel parfume cette œuvre. Et à travers le voyage au cœur du film, on découvre un univers de fantasmes, d'illusions et d'idéaux. Mais la force médiatique et commune de cette théorie est bel et bien la transformation de fait en romance sans parole. On découvre encore le syndrome du populaire, du normalisé et de l’accessibilité généralisé.

Il faut comprendre également le jeu des opinions que suscite un film. Car ce dernier joue sur l'image d'une personne que « personne » ne connaît, nous dit on, pour diffuser l'histoire de sa vie. Et quand on joue avec l'image personnelle d'un individu ainsi qu'avec ses idées; on ne peut pas simplifier ou raccourcir sous un prétexte mercantile. Si on raconte une histoire, on la termine en ayant donné le maximum idéologiquement parlant. La complaisance du milieu du cinéma envers l’écœurante facilité du film « normal » est une honte.

On offre à en croire l'ouvrage, un substitut de culture au monde. Un ensemble de théorie pré-mâchée et de vérités toutes faites, envoyé comme médicament à l'ignorance relative de la masse. Plans et cadrages normaux, séquence et jeux d'acteurs normaux. The theory of Everything est le patient et démonstrateur d'un classicisme mille fois répété. C'est un repas de violons tristes, de mots doux, de vérité murmurée et de fatalité extra-ordinaire. La mise en scène reste d'une conformité sans risque, sans perdre en efficacité. Elle permet une mise en valeur des éléments narratifs indispensables et ouvre le film vers un conformisme identifiable et identifié. La réalisation se borne dans cet conception douloureuse du cinéma mais à l'image de la mise en scène, elle demeure une réussite honteuse.

La seule réelle prouesse du film reste la lumière éblouissante qui réussit à teinter l'ambiance de vérité. Le jeu des acteurs est dans l'ensemble relativement bon, sans exploit et banal.

Au final c'est un spectateur envoûté qui comprendra les limites d'un conformisme omniprésent et qui corrélera ce qu'on lui montre avec ce que l'on doit lui montrer et qui se fera défenseur soucieux de ce que le cinéma a à lui offrir. La fertilité de l'exercice se transforme en facilité offerte et finit par transformer le prometteur en douteux. Tel est le triste sort du biopic esclave de l'histoire qu'il doit raconter et tel est le destin mythologique du personnage qui se voit parodier.

Enzo Dal Fitto

The Theory Of Everything - James Marsh

Que de fautes !

Mon cher petit ami cinéphile, je dois admettre que votre écriture me laisse sans paroles. Cependant le gros point noir (et je ne suis pas raciste), reste votre niveau de langue, d'une bassesse extrême et votre aptitude à respecter les lois d'orthographe de notre belle et sacrée langue. Camarade, un adjectif épithète s'accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il complète. Ainsi, << l'accessibilité>> est généraliséE!
Merci, de rien.

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