Monument's Men - George Clooney

Fiche Technique

  • Réalisation : George Clooney

  • Scénario : George Clooney et Grant Heslov, d'après le livre Monuments Men de Robert M. Edsel (en)

  • Direction artistique : James D. Bissell

  • Décors : Helen Jarvis

  • Costumes : Louise Frogley

  • Photographie : Phedon Papamichael

  • Montage : Stephen Mirrione

  • Musique : Alexandre Desplat

  • Production : George Clooney et Grant Heslov

  • Sociétés de production : Smokehouse, Fox 2000 Pictures, Columbia Pictures et Studios de Babelsberg

  • Sociétés de distribution : Columbia Pictures,  20th Century Fox France

  • Budget : 70 000 000 USD

  • Pays d’origine :  États-Unis, Allemagne

  • Langue originale : anglais (quelques dialogues en allemand, en russe et en français)

  • Format : couleur

  • Genre : historique, aventure, guerre

  • Durée : 119 minutes 

Distribution

 

  • George Clooney (V. F. : Samuel Labarthe ; V. Q. : Daniel Picard) : Frank Stokesn 

  • Matt Damon (V. F. : Damien Boisseau ; V. Q. : Gilbert Lachance) : James Grangern 

  • Bill Murray (V. F. : Bernard Métraux ; V. Q. : Marc Bellier) : Richard Campbell

  • Cate Blanchett (V. F. : Isabelle Gardien ; V. Q. : Nathalie Coupal) : Claire Simonen 

  • John Goodman (V. F. : Jacques Frantz ; V. Q. : Yves Corbeil) : Walter Garfieldn 

  • Jean Dujardin (V. F et V. Q. : lui-même) : Jean-Claude Clermontn 

  • Hugh Bonneville (V. F. : Philippe Crubézy ; V. Q. : Alain Zouvi) : Donald Jeffries

  • Bob Balaban (V. F. : Féodor Atkine ; V. Q. : Jacques Lavallée) : Preston Savitz

  • Dimitri Leonidas (V. F. : Patrick Mancini ; V. Q. : Maël Davan-Soulas) : Sam Epstein

  • Jutus Von Dohnányi (V. Q. : Frédéric Desager) : Viktor Stahl

  • Sam Hazeldine : Colonel Langton

  • Alexandre Desplat : Emile

  • Serge Hazanavicius : René Armand

  • Diarmaid Murtagh (V. Q. : Frédérik Zacharek) : le capitaine Harpen

  • Aurélia Poirier : une jeune française

  • Grant Heslov : le docteur

  • Xavier Laurent : un français armé

  • Audrey Marnay : la femme de Jean-Claude

  • Nick Clooney : Frank Stokes, âgé

Résumé

En plein milieu de la Seconde Guerre Mondiale, un commando de soldats est entrainé et envoyé en France pour sauvegarder les œuvres d'art maîtresses européennes. Cette équipe, composée de volontaires spécialistes d'art, débarque ainsi sur le front pour leur mission.

Critique

 

Monuments Men impose dès le début, sur le ton presque allégoriquement enfantin, le bon gros et gras nazi, la bedaine et la panse flasque attaquant l'art si pur et si magnifique et faisant son marché de gros. Et on acquiert ainsi dès la première seconde de ce foutoir visuel, l'impression flagrante d'assister à la lutte du gentil gentil face au méchant méchant.
 
George, ici figure identitaire et paternaliste, propose sur le ton « big joke » d'aller sauver l'art européen au  nom de la grande et puissante Amérique, à croire presque que tout le film repose sur cette patriotique flamme et cette dédaigneuse idée que les Américains ont tout bien fait. On pourrait presque en déduire que cette fameuse « Guerre Mondiale » n'était qu'une publicité vantant les produits de l'oncle Sam : les marines et la mort. Et si c'est effectivement le cas, Sam s'est fait biter ensuite sur Rolling Thunder.

 

Ainsi tout s'enchaîne sur ce vomitif entrain militaire. Les tambours grondent de joie à l'idée de partir tuer et/ou de se faire tuer. De partir dans cette arène du plus fin tireur. Dans cette arène où pour rien au monde on n’aiderait son camarade. Et ces sept guignols, intellectuels de la 5e Avenue, se pavanant, s'excitant à l'idée de rencontrer l'amie charmante, toute de noir vêtue, qui tente de tenir sa faux droite. Pathétiquement américain, car en plus de vous faire croire qu'ils ont « tout bien fait », ils vont nous faire croire qu'ils étaient contents d'y aller, les Amerloques.
 
Cette démagogie américaine, cette simplification massive et ostentatoire d'un conflit bien plus complexe, simplement pour permettre une identification fictive et illusoire des masses, aux personnages, n'a rien d'intéressant, c'est même assez décevant de la part de George de sortir sa psychologie de comptoir. Personne dans les dernières générations européennes et américaines, ne peut imaginer cette guerre, cette haine et cette violence alors pourquoi nous faire croire que l'on peut s'identifier a eux ? On ne pourra s'identifier à eux que dans les moments de réussite ou d'échec mais pas dans cette guerre en elle-même. Nous sommes un groupe d'humains attachés à notre petit confort et la guerre serait quelque chose d'infiniment pénible pour nous tous, s’il devait y en avoir une importante.
 
Monuments Men ne se distingue pas non plus sur son intrigue, qui certes, est originale, mais qui n'invente rien d'autre que de la bidasserie intellectuelle et de la moisissure idéaliste car on le sait  mieux que quiconque : « La guerre, c'est mal ! »
 
Mais le pire dans cette débâcle aussi bien filmée qu'un film pornographique est  : « Si on peut taper sur les allemands, on le fait, mais les Russes c'est quand même bien mieux ». Monuments men a franchi le point de non- retour. On aurait pu le prendre pour un film lambda, qui a défaut d'être une franche réussite aurait au moins le mérite de proposer quelque chose d'enrichissant, mais à partir de ce point, on arrive dans le nanar guerrier qui livre avec une finesse incommensurablement lourde, ses messages pacifistes et démagos.
 
George arrive même, si cela est vraiment possible, à rendre ridicule son sujet, à raison de discours rasoirs, de charges héroïques et de morts stupides, et l’on en arrive presque à rire de cette comédie pathétique.
La guerre est donc la terre de liberté et de « Chasse aux trésors » tant convoitée par nos fidèles chasseurs d'art qui « jouent » sur une France parfaite... A croire que Jean-Marie Le Pen était au scénario...

Conclusion

Monuments men est donc le dernier navet de George Clooney, qui décidément, a du mal à sortir de son potager …

 

Enzo Dal Fitto

 

Monument's Men - George Clooney

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