Fury - David Ayer

Introduction

Avril 1945, la France est une terre désolée, rongée par les morts. L'Allemagne est acculée, encerclée de toute part, Hitler lance sa guerre totale. L'Allemagne va perdre la guerre mais pas sans combat. Les armées de tous pays attaquent. L'anarchie devient règle d'or sur les terres d'une Allemagne à genoux mais qui a toujours ses bottes.

Fiche Technique 

  • Réalisation et scénario : David Ayer

  • Direction artistique : Andrew Menzies

  • Décors : Mark Scruton

  • Costumes : Anna B. Sheppard

  • Photographie : Roman Vasyanov

  • Montage : Jay Cassidy et Dody Dorn

  • Musique : Steven Price

  • Production : David Ayer, Bill Block, John Lesher et Ethan Smith

  • Production déléguée : Anton Lessine et Sasha Shapiro

  • Sociétés de production : Crave Films, Le Grisbi Productions et Huayi Brothers Media

  • Sociétés de distribution : Columbia Pictures

  • Budget : 68 millions de dollars

  • Pays d'origine :  États-Unis,  Chine

  • Langue originale : anglais

  • Format : couleur - 35 mm - 2,35:1 - son Dolby Digital

  • Genre : Film de guerre

  • Durée : 134 minutes

Distribution 

  • Brad Pitt : le sergent Don « Wardaddy » Collier

  • Shia LaBeouf : technicien Boyd « Bible » Swan

  • Logan Lerman (VF : Nathanel Alimi) : Norman « Machine » Ellison

  • Michael Peña (VF : Enrique Carballido) : Caporal Trini « Gordo » Garcia

  • Jon Bernthal (VF : Cédric Dumond) : PFC Grady « Coon-Ass » Travis

  • Jim Parrack (VF : Raphaël Cohen) : le sergent Pete Binkowski

  • Brad William Henke (en) (VF : Sylvain Lemarié) : le sergent Davis

  • Kevin Vance (VF : Serge Biavan) : le sergent Peterson

  • Xavier Samuel (VF : Fabrice Trojani) : le lieutenant Parker

  • Jason Isaacs (VF : Patrick Béthune) : le capitaine Waggoner

  • Anamaria Marinca : Irma

  • Alicia von Rittberg (de) : Emma

  • Scott Eastwood  : le sergent Miles

  • Laurence Spellman (VF : Sébastien Ossard) : le sergent Dillard

  • Branko Tomović (en) : le caporal allemand

  • Stella Stocker : Edith

  • Edin Gali : le sergent Wolfe

  • Eugenia Kuzmina (en) : Hilda Meier (non crédité)

Critique :

Et dans ce brouillard germanique, les régiments de soldats avancent, vengeant la mort de leur camarade. Tanks, infanterie, artillerie et aviations se lancent dans un duel monstrueux. Parmi ces milliers de soldats, Wardaddy, Gordo, Bible, Coon-Ass et leur nouvelle recrue Machine dirigent un des chars américains, Fury, vers la triste et sanglante épopée germanique...
 
On assiste à une tarentelle mécanique, ayant pour partenaire ni plus ni moins qu'un patriotisme débordant et la foi intemporelle. Et sous la coupe d'une réflexion osée en résulte la pauvre morale pro-américaine, presque une futile défense de plus : la guerre, c'est mal mais on est obligé de la faire. Wardaddy, le dit lui même, dans un tact et une approche égale au film : « Les idéaux sont pacifistes, la guerre est violente. »
 
Fury est, à défaut de s'empêtrer dans une corrélation un peu trop complexe de réflexion, un film linéaire et efficace achevant cette ode presque homérique sur un final démesuré...

Il raconte l'histoire imparfaite de cinq hommes dans un char cherchant une voie vers une Allemagne de tous les dangers... Il marche ainsi sur les routes du traditionnel film de guerre, et même avec cette démagogie attendue, il reste une nouvelle référence du mainstream de qualité qui mérite haut la main son rang de divertissement correct mais pas toujours assumé.

La vie des soldats devient un pilier du film qui repose sur une psychologie un petit peu bancale, mais qui reste honorable dans la psychiatrie du blockbuster, dans la névrose de l'Hollywoodien. Le film parle du feu et de la glace, de la guerre et de l'amour, et se base de ces deux thèmes presque universel pour forgé son imaginaire violent et réaliste d'un conflit mondial majeur. Cette centralisation et cette simplification du conflit apporte une réelle ouverture possible pour un public lambda et permet un partage stable et sûr entre cinéphiles et spectateurs du dimanche.

Tout se finit à un carrefour. La caméra devient distante, et le générique apparaît. Cinq nouveaux héros sont apparus pour enrichir le richissime foutoir ambulant des productions guerrières américaines.


 

Enzo Dal Fitto

Fury - David Ayer

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