Cannes, terres de cinéma, terres de scandales

Le Festival de Cannes est l’un des plus vieux festivals de cinéma au monde. Fondé en 1946 sous l’impulsion de Jean Zay, ancien ministre, il se déroule pendant 12 jours, à Cannes, et est le festival cinématographique le plus prestigieux au monde avec la Mostra de Venise, fondée en 1939, et la Berlinale, fondée en 1951.

Le Festival de Cannes. Tout d’abord, il serait juste de remercier ce festival pour tout le bien qu’il a apporté au cinéma français, mais encore plus mondial. Ainsi, c’est grâce à lui, grâce à ses jurys, que l’œuvre de Kurosawa par exemple a été connue et popularisée en Europe. De la même manière, je pense que le Festival de Cannes a servi de tremplin à certains réalisateurs, comme Tarantino et son film Reservoir Dogs en 1992. Au fil du temps, le festival a également su mettre en valeur d’immenses réalisateurs, que ce soit Fellini avec la Dolce Vita, pourtant conspué à l’époque, Visconti avec le magnifique Guépard, Antonioni avec Blow-Up, Altman avec M*A*S*H, Kurosawa donc, avec Kagemusha, l’Ombre du guerrier, Lynch, ou encore Tarantino, Pialat, Scorcese, Angelopoulos, von Trier, van Sant, Loach, Malick, et bien d’autres encore.

Cannes, c’est aussi le seul événement médiatisé consacré au cinéma d’art et d’essai en France. Enfin en théorie. Mais c’est un Festival qui permet de montrer les capacités du cinéma, comme langage, et permet de dresser chaque année un bilan plutôt objectif de ce qu’est le cinéma au présent. Merci à lui pour cela.

En revanche, le Festival n’est pas exempt de tous reproches, au contraire, et prend de plus en plus les courbes d’une belle mascarade. Les marches et le tapis rouge, sont par exemple devenus le repère de toutes les starlettes reconstituées au botox (qu’as tu fait Uma Thurman ?) et de tous les portables du monde, venus à Cannes se pavaner en toute impunité. Le Festival n’est donc rien d’autres qu’une énième victime d’une mondialisation terroriste et nihiliste.

De plus, tout au long de son histoire, « l’illustre » festival de Cannes a créé de nombreuses récompenses. La première était le Grand Prix du Festival de Cannes, qui a été bien vite remplacé par la fameuse Palme d’Or. Puis vient le retour du Grand Prix. Et là, les choses commencent à s’emmêler. Le principe était le suivant : le Grand Prix était sensé aller au meilleur film « grand public » tandis que la Palme d’Or revenait au meilleur film « d’art et d’essai ». Et la mascarade de commencer. En effet, jamais le jury de Cannes, crédule et incapable de comprendre la nuance, peut-être par volonté (ce qui est plus grave) n’applique cette distinction. Aussi, le Festival de Cannes se retrouve avec deux récompenses quasiment identiques, visant finalement à récompenser 2 films sensés être LE meilleur film. Mais c’est sans compter sur l’apparition du Prix du Jury, qui récompense… Un film globalement apprécié par ce jury. Si je comprends bien la nuance entre reconnaître un film comme étant le meilleur, et aimer un film, je ne peux m’empêcher de penser que si le jury n’est pas capable de faire la distinction entre un film d’art et d’essai et un film « grand public », il ne sera pas non plus capable de faire la différence entre élire LE meilleur film et celui qu’il préfère. Par conséquent, le Festival de Cannes remet donc 3 récompenses assez similaires et de façon totalement normale, sans que personne ne s’en indigne. Alors quand le Jury récompense deux films ex-aequo, c’est simplement du foutage de gueule. Le Jury est donc capable de récompenser plusieurs meilleurs films ouvertement ! Si la tentative des différents prix est relativement cachée, l’indécision et l’incompétence du Jury est proclamée au grand jour… La principale conséquence de cette supercherie est bel et bien la perte de valeurs de ces dites récompenses, et surtout des deux moins prestigieuses, à savoir le Grand Prix et le Prix du Jury.

Et c’est sans compter la multitude de petites récompenses. Si l’on excepte le Prix du Scénario et le Prix de la Mise en scène (meilleur réalisateur), qui sont relativement légitimes et bien attribuées, Cannes compte une vingtaine de prix, et notamment les Palmes d’honneur. Ainsi, le Festival adopte les contours d’une vaste fumisterie, qui ne vise plus à élire LE meilleur film, mais à sélectionner une multitude de métrages, longs ou non, ce qui perd bien sur tout son sens, et qui dénigre la valeur des prix.

Je me permets maintenant d’ouvrir une parenthèse et de signaler que malgré toutes ces récompenses, et notamment les récompenses spécifiques, des réalisateurs ont été ignorés par la bran… la croisette. Liste non exhaustive (et sans compter les récompenses insipides) : réalisateurs de la Nouvelle Vague (ne leur a-t-on jamais pardonné le Festival de Cannes 1968 ?) et notamment Jean-Luc Godard (personne ne me persuadera que son vulgaire prix de l’année dernière récompense son travail), Kubrick, Renoir, Leone, Almodovar, Resnais, Ray, Cassavetes, Tarkovski.

Une critique que j’adresse au Festival est la suivante : l’aspect réactionnaire du Festival, aspect que l’on retrouve par exemple aux Césars, mais aussi aux Oscars, à la Berlinale, et dans une moindre mesure à la Mostra de Venise. En effet, la présence des récompenses spéciales attestent de la volonté du Festival de récompenser des réalisateurs et des personnalités que l’Institution aurait tout simplement « raté ». Bergman, par exemple, a reçu « la Palme des Palmes ». Si je ne moquerai pas du nom de cette récompense, je me demande humblement si cette dernière n’agit pas comme une sorte de compensation par rapport à toutes les Palmes d’Or que Bergman a ratées durant sa carrière. De même, Eastwood et Allen, deux réalisateurs peu distingués par la Croisette ont reçu une Palme d’honneur - dont l’existence est toute aussi aberrante que celles des César d’honneur et des Oscars d’honneurs et des Ours d’honneur, etc. – comme si le Festival cherchait à se justifier de ne pas avoir récompensé ces réalisateurs.

Dans le même ordre d’idée, les Palmes d’Or attribuées de façon parfois hasardeuse se justifient par une volonté du Jury de remédier à certaines erreurs du passé, ou pour des raisons “diplomatiques”. Par exemple, Malick aura reçu une Palme d’Or pour The Tree of Life, vivement fustigé par la critique et pâle copie de ses précédents films, la Balade Sauvage notamment. De même Ceylan a reçu l’année dernière la Palme pour Winter Sleep, adoré par la critique, mais sorte de brouillon interminable, prétentieux, et très loin des influences de Bergman ou Antonioni. Certains (dont moi) y ont vu une récompense diplomatique, lui, Ceylan, tournant avidement autour de cette récompense, comme une mouche autour d’une merde depuis un certain temps déjà.

Une autre critique concerne tout simplement une sorte de frilosité (ou de frilosité imposée) du jury dans le choix des films à récompenser. La multitude de prix, et notamment les 3 prix que nous venons de critiquer, agit comme une sorte de bouclier pour les membres du jury. Si, comme nous le reverrons, les jurys n’arrivent pas à se mettre d’accord, les prix permettent de contrer cet effet vicieux. Le jury peut ainsi remettre la Palme d’Or plus sereinement, il reste beaucoup d’autres prix à remettre, et notamment le Grand Prix et le Prix du Jury : même s’ils n’ont aucune valeur, le jury ne l’admet pas, s’en défend et peut se cacher derrière cet argument. Chaque année ainsi, la Palme d’Or, unique récompense encore estimée, perd de sa valeur. The Tree of LifeLa Vie d’Adèle et Winter Sleep, soit un film incompréhensible, un un affreux navet et un film simplet, ne méritent pas une telle récompense, quand on sait que des films comme MelancholiaOnly Lovers Left AliveOnly God Forgives ou Les Combattants étaient en compétition.

Cette frilosité dans les choix se retrouve également dans la sélection, puisque chaque année, nous avons le droit à une grande majorité de noms connus et reconnus, vus et revus, entendus et réentendus. Ainsi, Eastwood, même s’il n’a jamais rien reçu, Cronenberg, Tarantino, Almodovar ou Lynch ont une sorte d’abonnement à la Croisette, et je n’ai rien, au contraire, contre ces immenses réalisateurs, sauf peut-être contre Eastwood mais surtout contre Tarantino, Eastwood étant pour moi, tout sauf un Géant, et Tarantino, l’assassin de la dignité. On a du mal à voir une relève arriver, encore que…

Depuis un certain temps, le Festival ne fait plus le choix de l’audace, mais de la facilité, avec des films, soit bien-pensants (La Vie d’Adèle) et permettant au Festival d’améliorer son image qui se doit d’être toujours plus positive durant cette période où tout est dicté par la mondialisation, et où la bien-pensance devient naturelle, soit extrêmement prétentieux, à l’image du pitoyable Winter Sleep ou du très (sans doute trop) ardu (pour le reste du monde) The Tree Of Life, comme pour montrer à une société toujours plus attentiste que le Festival est encore une Institution intellectuelle.

Ainsi, on assiste à un dérèglement critique du Festival, qui préfère visiblement se cacher derrière une sur-intellectualisation pathétique du cinéma ou au contraire, derrière un esprit bien-pensant, au lieu de faire les choix qui s’imposent et de tenter l’audace, et ressemble le plus souvent à un troupeau de bœufs sans saveur.

Si la thèse de la prétention est un jour amenée à être vérifiée, on pourra directement lui opposer une question : Comment concilier strass et paillettes et cinéma d’auteur ? Difficile en effet. Les choix de Star Wars ou Da Vinci Code font tout de suite tâche au milieu de films artistiques. Et si cette année, Mad Max a longtemps été pressenti comme film d’ouverture et finalement recalé, sa présence aurait été assez ridicule. Enfin, Cannes se veut la Capitale du Cinéma glamour et chic (Tapis Rouge de honte), et est donc une des plus grandes victimes de la mondialisation : Smartphones, journalistes en tout genre, médiatisations, qui nuisent au côté artistique du Festival.

J’en viens donc à attaquer le public de Cannes, qui est visiblement assez bipolaire, voire schyzophrène, et qui, en se cachant derrière des aspects intellectuels, n’est rien d’autre qu’un groupuscule insignifiant de spectateurs pas plus honorable que des Hooligans. Comme moi, on l’a déjà trop entendu protester, trop crier au complot, réclamant plus de place pour les « amateurs » et les sifflant quand ils sont récompensés. Ainsi, le public lamentable et pitoyable de Cannes siffle, comme en 1999, il hue l’Avventura de Antonioni car il est trop crédule pour comprendre le film, il siffle Pialat qui répond au public de la façon suivante : « si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus ». En 1987, un membre du public adresse à Souleymane Cissé, vainqueur du Prix du Jury (image ?) : « Alors sale nègre, qu’est ce que cela fait de recevoir une récompense ? ». Tarantino, lui, adresse un doigt d’honneur à l’assemblée. En 68, suite à la « Révolution des réalisateurs de la Nouvelle Vague et quelques uns de leur compères, Godard affirme : « je vous parle de solidarité envers les étudiants et les ouvriers, et vous me parlez travellings et gros plans, vous êtes des cons ! ».

Alors, comment expliquer cela ? Comment expliquer cette multitude de prix, cette frilosité dans les choix, son aspect réactionnaire et sa soumission à la majorité ?

Tout d’abord, il faut dire que le Festival n’est qu’une victime. Une victime de l’effondrement du cinéma à l’heure actuelle. Si le jury prime des films de moindre qualité, c’est simplement car de moins en moins de chefs d’oeuvre sont présentés chaque année, à Cannes. Ainsi, il est possible que le Jury ait simplement fait un choix, de mauvais goût pour moi, entre deux films. Mais le Jury a donc réellement mauvais goût, puisqu’il n’a quasiment pas primé les films cités ci-dessus, sinon de prix subsidiaires, et comme nous l’avons vu, sans importance.

Il est peut-être vrai que le Jury est parfois stupide et dénué d’un vrai esprit critique. Je ne peux viser un Jury en particulier, mais très souvent lors des années de controverse, il s’avère que les membres du Jury ne sont pas tous aussi respectables, intellectuels et honnêtes qu’ils veulent bien le faire croire. Sous ce jour, le Festival ne serait donc que victime des personnes qu’il emploie.

Mais le problème est peut-être plus profond. Ce déclin s’explique par la pression exercé sur le Festival, et notamment sur le Jury, par la Direction, elle même tiraillée par la médiatisation et la mondialisation. Le Festival est ainsi victime de lui même, et est en train de se brûler les ailes. A trop vouloir être connu, on finit par perdre sa tête dans une selfie. Le Festival est donc condamné à respecter une certaine image. Une image bien-pensante (La Vie d’Adèle) ou en accord avec une certaine approche psuedo-intellectuelle du cinéma (Winter Sleep, The Tree Of Life). Cela expliquerait également la création des nombreux prix pour permettre au Festival de satisfaire le plus de réalisateurs possibles (et le plus de producteurs possibles !!!). Et si un film est primé, les consommateurs seront plus enclins à voir le film, ce qui est tout naturel. Ainsi, on voit se multiplier sur les DVDs des annotations renvoyant aux récompenses obtenues à tel ou tel festival. Le quidam n’y verra que du feu. Le cinéphile se posera des questions. Je me carre de ces récompenses ne valant rien. De même, le Festival est soumis à l’Histoire du cinéma et des pressions exercées par rapport à l’importance d’un réalisateur reconnu par la critique, mais peut-être pas par Cannes (Bergman).

Il est important de signaler l’influence de la Direction sur le Jury. Si elle vient d’apparaître comme forcée, il faut également dire qu’elle est parfois volontaire et complètement consentie. Sagan le souligne après sa présidence de l’édition de 1979 (comme quoi, la pourriture du Festival ne date pas d’aujourd’hui), la Direction ayant tenté de faire osciller le choix du Jury vers Apocalypse Now plutôt que vers le Tambour. De même, certains Présidents n’hésitent pas à orchestrer des caprices de petit gâté insatisfait. Robert Favre Le Bret menace d’interrompre le Festival, alors que Rosselini, President de l’édition, décide d’aller à l’encontre de la souveraineté du Président. Ces Présidents autoritaires et corrompus visent tous à favoriser soit l’élu de leur cœur, soit un réalisateur d’un point de vue diplomatique.

Les Présidents sont donc parfois pourris. Si le Jury est parfois sous influence, il est aussi pourri que certains Directeurs en certaines occasions. Une des controverses les plus connues est celle opposant Klimov à Mikhalkov. Le long métrage du second cité était très apprécié par le Jury, et Klimov de s’y opposer avec fermeté et vulgarité : « Si cette ordure, ce salopard de Mikhalkov est récompensé, je me retire du jury et ferai connaître ma décision avec éclats ». La palme sera finalement attribuée à Maurice Pialat pour Sous le Soleil de Satan. En 2009, Gilles Jacob dénonce d’autres scandales : Kirk Douglas et son orgueil, Wim Wenders et sa mégalomanie, Polanski et sa dictature, etc. Le Jury apparaît donc corrompu et prêt à favoriser tel ou tel réalisateur. Il apparaît d’ailleurs que certains Présidents cherchent à avantager des amis, ou des alliés (producteurs, réalisateurs), de façon tyrannique.

Le Festival apparaît donc rongé par la médiatisation et la pression des acteurs de l’industrie du cinéma, mais aussi d’une corruption interne, faite de conflits d’intêret et/ou de favoritismes amicaux. Comment donc recevoir un palmarès dont on sait que certaines éditions ont été truquées ? Comment l’interpréter ? Comment s’y fier ? Comment se fier à cette institution du cinéma, visiblement plus familière des magouilles que de la critique ? C’est impossible.

Alors messieurs. Alors mesdames. Que faire ? Que faire pour sauver le Festival de Cannes ? Que faire ? Je me le demande, j’y pense, j’y réfléchis, et je propose. Voilà toute la différence entre un nihiliste et moi, voilà la différence entre Sex Pistols et Clash : un nihiliste veut détruire, je veux proposer une alternative.

Je souhaiterais déjà un Jury clairement et simplement indépendant de la Direction. Une claire division et séparation des pouvoirs. Pour que ce pauvre Jury dépassé ne subisse plus d’influence de Président malsain. Je souhaiterais un Jury constitué, soit de professionnels complètement neutres, et notamment un Président qui n’aurait aucun avantage à élire tel ou tel film de la sélection. Constituer le Jury après la Sélection serait une sage décision. Ou tout simplement constituer le jury de critiques de cinéma, à l’exception du Président si évidemment, la Direction veut continuer à garder un côté glamour. Je souhaiterais que l’esprit du Festival soit clairement défini : soit un Festival d’art et d’essai, soit un Festival « grand public ». En parlant du public, je souhaiterais qu’il devienne plus respectueux, et s’il n’est pas capable de l’être, qu’il sorte de la salle, ou qu’il soit au moins capable de réfléchir. Je souhaiterais qu’il abolisse ou qu’il redéfinisse clairement les Prix que Cannes distribue : le Grand Prix et la Palme devraient redevenir ce qu’ils étaient. Le prix du Jury serait supprimé. Je souhaiterais que les récompenses d’honneur disparaissent, ou qu’elles soient attribuées de façon plus logique. Je souhaiterais qu’une palme soit remise à Godard, et qu’il ne l’accepte pas. Je souhaiterais que le Festival retrouve une certaine audace, et abandonne sa bienpensance et son image, qu’il choisisse et qu’il prime des films qui méritent de l’être. Je souhaiterais que le Festival abandonne sa frilosité, et assume ses choix, je souhaiterais tout cela.

Je souhaiterais que le Festival reste le Festival, qu’il ne devienne pas une énième victime de cette mondialisation infâme. Et, bien sûr, nos amis pro-Cannes actuel, viendront, et crieront à l’injustice en lisant ces mots, ne les liront peut-être même pas, me traiteront peut-être de fasciste, sans doute de prétentieux petit critique, assurément d’erreur du cinéma, mais sachez messieurs, mesdames, que je serai satisfait pour tous les cris et les sifflés que vous m’adresserez, et que si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus (Pialat).

 

Alexandre Javal-Evel

Votre avis :

Pauvre Petiut

Sérieusement, tu ne trouve pas que Cannes est à ce point néfaste ? Comment peux tu parler de pareille sornette sans avoir la culture nécessaire. Le festival prend des choix difficiles et toujours réfléchis. L'ensemble de cet rédaction me semble bien trop idéaliste et bien trop ignorante pour tenir un vrai propos.

Memento Mori

Re: Pauvre Petiut

Bonsoir,
Pourquoi aurais tu une culture que je n'ai pas ? Comment sais-tu quelle culture est la mienne ? Je pourrais donc dire la même chose de toi !
De plus, je pense avoir suffisamment détaillé et illustré mon texte pour ne pas avoir à faire face à ce genre de commentaires.
Et oui, nous sommes idéalistes. Mais quel mal y-a-t-il a l'être ? La Nouvelle Vague l'était tout autant (la politique des auteurs est quand même bien exagérée), mais elle a marqué de son empreinte l'Histoire du Cinéma ! Dans ma critique sur The Imitation Game, je défends justement notre politique, à savoir un combat contre le cinema industriel et le cinema délibérément non artistique. Dans cette optique, nous ne pouvons pas apprécier ce Festival, même si comme je le dis au début, je reconnais qu'il est (qu'il a été ?) un grand Festival. Je ne fais que mettre en avant des défauts et je propose en plus des solutions ! Que demander de plus ?
Par contre, je ne peux tolérer une remarque aussi infondée à l'encontre de notre rédaction. Qui es tu pour nous juger sans nous connaître ? Je t'invite donc à nous suivre, sur nos bas cotés, et et à lire mes prochains articles et ceux de Enzo dal Fitto, Matthew Coen, de l'Abbé Scarp, de Moriarty et de Stan Vandel, afin de t'apercevoir que nous ne sommes pas si incultes que cela. Pour te teaser, je t'annonce que mes prochains articles seront intitulés : "Miroir, Arts et Psychédélisme", qui traitera du Miroir de Tarkovski, et un article sur Bresson ou plus précisément sur Pickpocket ou Au Hasard Balthazar.
Je t'invite néanmoins à relire directement ma dernière phrase, elle t'est tout dédiée. "Toi et tes amis, vous vous gargarisez de mots".
Merci,
AJE.

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